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« En finir avec Eddy Bellegueule », d’Edouard Louis

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Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule

Quatrième de couverture:

« En vérité, l’insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n’a été que seconde. Car avant de m’insurger contre le monde de mon enfance, c’est le monde de mon enfance qui s’est insurgé contre moi. Je n’ai pas eu d’autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre. »

E.L.

 

Informations:

Maison d’édition: Editions Points

Nombre de pages: 204 pages

Genre: Auto-biographie

Temps de lecture: Une semaine

Lieu(x) de lecture: Transports en commun

 

Mon avis:

Du haut de ses 25 ans, Edouard Louis est un auteur très mature dans ses propos, mais également tout aussi dur. Il ne laisse aucun tabou, c’est cru mais ça touche.

Il aborde des thématiques différentes, toutes liées à son enfance. Bien que j’ai eu du mal à m’y retrouver chronologiquement à cause du découpage des chapitres, chacun d’entre eux est là pour donner à chaque fois une sorte de « preuve supplémentaire ». Chaque chapitre est comme le papier qu’on jetterait au feu après y avoir imprégné ses tourments: l’auteur m’a semblé se libérer d’un poids, exorciser l’anecdote ou l’histoire. Ce roman porterait alors bien son nom « En finir avec Eddy Bellegueule », lui permettant de se débarrasser une dernière fois du poids de la vie laissée derrière.

C’est pour cela que je n’ai pas interprété ce roman comme une simple auto-biographie, mais comme un journal très intime (et également assez sensoriel) dans lequel Edouard Louis n’esquive aucun détail. Entre pauvreté en vie de village, homophobie, une espèce de devoir à la masculinité, bizutage à répétition, le monde dans lequel il a grandi allait à contresens de sa nature et de ses inspirations.

 

Conclusion:

C’est une belle lecture très humaine que je conseille vraiment. C’est authentique, très animé, on sent qu’il y a un effort pour vouloir immerger le lecteur et surtout, faire comprendre.

Certains passages sont vraiment difficiles à encaisser, mais ce roman en vaut le détour.

Je projette de lire les autres romans d’Edouard Louis, qui sont apparemment plutôt du même registre: de l’intime qui se mêle à une part de dénonciation.

 


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